Convié à Amsterdam par Nintendo, Livegen a pu se faire une petite idée des jeux qui accompagneront les premiers mois de commercialisation de la 3DS en Europe. Après une conférence que certains n'ont pas hésité à qualifier de soporifique et dont les annonces intéressantes se comptaient sur les doigts d'une main, le petit salon mis en place pour la presse était heureusement d'un autre niveau. Une vingtaine de titres étaient présents en version jouable dans une chouette ambiance, mais en deux heures à peine, il n'était malheureusement pas possible de tout tester et il a fallu faire des choix. Voici donc notre ressenti sur une dizaine d'entre eux et sur la console en elle-même.
The Legend of Zelda : Ocarina of Time 3D - Premier contact
Certains ne voudront sans doute pas me croire, mais la première console libre vers laquelle je me suis dirigé totalement au hasard faisait tourner la démo de The Legend of Zelda : Ocarina of Time 3D. J'avais prévu de terminer par le meilleur, mais une fois devant l'écran l'envie, non, le besoin de revoir ce jeu était trop fort. Que vous l'ayez fait en 1998 sur Nintendo 64 ou à une autre occasion, le contenu de cette version 3DS ne vous bouleversera pas puisqu'il y est 100 % identique. Il ne faut pourtant pas considérer ce remake comme inutile, car avec son lot d'améliorations Ocarina of Time pourrait, aujourd'hui encore, convaincre un nouveau public.
Trois sauvegardes du début du jeu étaient disponibles : la forêt Kokiri, le donjon de l'Arbre Mojo et le combat contre Gohma. Le premier contact visuel fait mal ! L'effet 3D est réglé au maximum et mes yeux n'arrivent pas à faire la mise au point. Heureusement, en le mettant au minimum cela va directement mieux et je peux ensuite l'augmenter progressivement. Ouf ! Le relief proposé apporte une réelle plus-value à l'aventure avec une profondeur bienvenue. Le titre rassure aussi d'un point de vue purement graphique. Ce qui n'était pas évident en images prend réellement toute sa dimension une fois devant l'écran. S'il n'est pas au diapason des titres Capcom par exemple, le jeu fait néanmoins un bond suffisamment grand, notamment au niveau de l'animation de Link, pour rendre le monde bien plus agréable à visiter. On pourrait seulement remarquer un aliasing plus important une fois la 3D activée, mais rien de rédhibitoire.
L'interface profite pour sa part de l'écran tactile pour afficher en permanence la carte et l'assignation des boutons X et Y. Les sous-menus carte (plus détaillée), équipement et objets sont accessibles d'un simple touché. On pourra regretter que l'action se fige un instant lorsque l'on passe sur ceux-ci. Il n'est donc pas possible de rester sur l'écran de l'équipement ou des objets tout en jouant, mais l'inverse aurait pu se montrer délicat à gérer. Le passage à la première personne, lorsque l'on veut explorer les environs ou utiliser le lance-pierre, peut se jouer en utilisant le gyroscope. Cela fonctionne bien, même s'il faudra rester exactement en face de l'écran pour ne pas le voir se dédoubler ou alors choisir de désactiver l'effet 3D lors de ces passages.
Si certaines personnes n'ont jamais pu mettre la main sur le jeu auparavant ou si elles ont été repoussée par l'aspect graphique dépassé, cette version pourrait enfin leur faire comprendre pourquoi The Legend of Zelda : Ocarina of Time tient toujours cette place à part dans le cœur des joueurs.
Dead or Alive Dimensions - Où est la 3D ?
Voir de jolies filles gâtées par Mère Nature se tirer la bourre doit être un pur moment de bonheur, encore plus sur la dernière portable de Nintendo avec l'effet relief. Raté. Si on devait noter les titres suivant l'effet de profondeur obtenu, Dead or Alive Dimensions obtiendrait sans aucun doute la lettre A, non pas comme appréciable, mais plutôt comme la taille des bonnets de ses dames, ou le bonnet d'âne. J'ai dû vérifier à plusieurs reprises que le curseur était bien en position 3D car elle n'était pas évidente à voir. J'en veux pour simple preuve que se décaler par rapport à l'écran ne provoque presque pas de dédoublement de l'image comme sur les autres titres.
Cela mis à part, le soft de la Team Ninja offrira vingt personnages de base ainsi que cinq autres à débloquer. On y trouvera également des modes de jeu à profusion, dont le mode Chronicles mettant en avant les personnages dans de petites scènettes, du multi versus ou coopératif en local ou en ligne, et sera compatible Street Pass pour des combats virtuels. Graphiquement il fait très bonne impression : modèles, décors, effets, textures, animations (poitrines comprises) : tous sont de très haut vol. Pour les débutants, l'écran du bas affiche en permanence l'étendue des coups disponibles. Vous pourrez vous en servir pour vous rappeler les enchaînements ou, pour les vrais fainéants, les toucher pour les déclencher automatiquement.
Pour la première apparition de la série sur console Nintendo, la Team Ninja signe un Dead or Alive tout à fait correct. On regrettera juste l'effet 3D moins réussi que sur d'autres titres.
Steel Diver - Exploration et action sous-marine
Démo de la première DS lors de sa présentation, Steel Diver revient aujourd'hui pour de bon sur 3DS et sera même selon toute vraisemblance présent le jour du lancement européen. Aux commandes d'un sous-marin, deux modes de jeu étaient jouables à Amsterdam.
Le premier en scrolling horizontal affiche le submersible sur l'écran du haut et ses commandes sur l'écran du bas avec levier et boutons virtuels. Il convient alors de régler la vitesse et la profondeur du navire pour éviter les obstacles et éventuellement faire usage de la force avec les torpilles pour parvenir au bout du niveau.
Le second mode, moins conventionnel, nous fait découvrir la mer déchainée à travers le périscope du sous-marin. Placé sur une chaise tournante, il fallait alors tourner sur place la 3DS dans les mains pour orienter l'instrument de visée et faire feu sur les bateaux ennemis à la première occasion avant de se faire soi-même avoir. Comme on gardait la tête fixe par rapport à l'écran, on ne perdait pas l'effet 3D, qui rendait d'ailleurs assez bien.
Un troisième mode appelé Steel Commander sera présent dans la version finale, mais n'était pas jouable puisqu'il fait appel au multi local (avec une seule cartouche). Il s'agit d'un jeu de stratégie au tour par tour dans lequel il faudra repérer les navires adverses avant de passer en mode périscope et les détruire.
Symphatique quelques minutes, Steel Diver devra encore prouver qu'il peut assurer sur le long terme.
Super Monkey Ball 3D - Attention les yeux
S'il fallait trouver un parfait contraire à Dead or Alive Dimensions, j'élirais Super Monkey Ball sans la moindre hésitation sur cette session d'essai. Non pas que l'effet 3D soit parfaitement rendu, au contraire, mais mettre le réglage plus haut que le minimum rend directement le jeu imbuvable à cause du trop grand décalage des frames et le mal de tête arrivera bien vite. En sus, il faut bien reconnaître qu'il parait techniquement faiblard face aux premiers couteaux avec ses modélisations basiques et aplats de couleur en guise de textures.
Une fois cela accepté, le titre proposait dans sa version démo trois modes : le classique jeu d'adresse jouable aussi bien au stick directionnel qu'au capteur de mouvements, avec l'inconvénient déjà évoqué sur d'autres titres, un clone de Mario Kart plat et soporifique limite injouable, ainsi qu'un jeu de combat qui n'est pas sans rappeler un certain Super Smash Bros. en bien plus rigide et bien moins fun.
A moins d'une grosse surprise de dernière minute, Super Monkey Ball ne devrait pas convaincre les foules et seuls les plus grands amateurs de la série pourraient se laisser tenter pour le mode principal. Sega ne commence pas très fort sur la portable de Nintendo.
Pro Evolution Soccer 2011 3D - Prototype 3D
Chose suffisamment rare pour être notée, Pro Evolution Soccer 2011 fera partie du lancement de la 3DS. En théorie c'est une nouvelle assez importante pour faire craquer tous les fans du ballon rond. En pratique, il n'est pas certain que cette version arrive à convaincre totalement, malgré une réalisation globale satisfaisante proche de ce qu'il se fait sur Wii.
Mis en avant par les développeurs, le soft s'essaye à une nouvelle vue baptisée Player's View. Pour ma part je n'ai pas du tout été convaincu par cet angle de caméra qui se place derrière le joueur sélectionné. Car si, effectivement, elle permet avec l'effet 3D de voir plus facilement les trous de la défense adverse dans les phases d'attaque, elle est par contre beaucoup plus délicate en défense car il est impossible de voir ce qui se passe derrière nous. De plus, la caméra est bien trop mobile, encore plus en changeant de joueur, et on se retrouve souvent totalement perdu sur le terrain. Heureusement, les développeurs nous ont confié en table ronde que cinq autres angles plus traditionnels seront prévus.
L'autre nouveauté de cet épisode viendra de la compatibilité, encore une fois, avec le Street Pass. Un mode Master League dédié permettra de configurer votre équipe et de faire des matchs automatiques avec d'autres 3DS en veille. En gagnant ces matchs vous grimperez dans le classement et débloquerez de nouveaux joueurs pour améliorer votre équipe. D'un point de vue multijoueur, il sera possible de faire des 1 VS 1 en local seulement. Eh oui, pour cette première version 3DS, PES 2011 ne proposera aucun mode online. Et c'est peut-être bien là sa plus grosse faiblesse.
Lego Star Wars III - L'attaque des clones
Annoncé depuis belle lurette sur tous les autres supports du marché, Lego Star Wars III : L'attaque des Clones fera également un petit détour par la 3DS et c'est d'ailleurs l'une des rares annonces de nouveaux jeux lors de la conférence Nintendo.
A peine annoncé, le titre de LucasArts était déjà jouable quelques minutes après et pourtant il semble avoir bénéficié d'une certaine attention. Oubliez totalement les anciennes versions DS de la licence, cet épisode semble assez solide graphiquement avec pas mal d'effets de lumière et une animation sans faille. Il faut dire que la série des Lego n'est pas la plus exigeante du point de vue des modèles et textures. On pourra juste reprocher des temps de chargement vraiment longs.
Pour le reste, The Clone Wars sera fidèle aux anciens épisodes puisque l'ambiance et les principes de jeu restent identiques. On devrait pouvoir compter sur de nouveaux modes de jeu, de nombreux mini-jeux et une compatibilité Street Pass pour débloquer du contenu et gonfler la durée de vie.
Resident Evil : The Mercenaries 3D - La claque graphique
Si on regrettera que l'épisode Revelations n'était présent qu'en vidéo, déjà vue, l'autre titre de la saga était jouable. Dans un bus, pour se plonger dans une ambiance sombre et calme à l'opposé du reste du salon, Resident Evil : The Mercenaries 3D a assuré le spectacle visuel et sonore. Capcom maîtrise la machine comme aucun autre développeur à l'heure actuelle et ça saute aux yeux. Deux niveaux étaient jouables dans cette démo, l'un de Resident Evil 4, l'autre du cinquième épisode. En regardant de loin, on pourrait même s'imaginer devant la Gamecube ou la PS2. Et l'effet 3D apporté ne révolutionne rien, mais apporte une touche supplémentaire à l'ensemble. Voir Claire dandiner son joli petit cul en relief, cela n'a pas de prix.
Le principe du jeu lui ne changera en rien lors de son passage sur la portable. The Mercenaries reprend les modes bonus des derniers épisodes et il sera toujours question de tuer le plus de zombies dans le temps imparti pour faire le plus gros score. La touche R permet de passer en mode visée, en vue à la première personne, on vise avec le stick et on tire en appuyant sur Y tandis que X permet de narguer les zombies. L'écran tactile ne sert donc pas à diriger le curseur à l'écran, mais à changer d'armes et à recharger, ce qui se montre très efficace à l'usage. Différents bonus de temps ou de score et éléments explosifs seront toujours à trouver à travers les niveaux. Dans cette démo, on pouvait néanmoins critiquer un manque de réactivité des ennemis. Il n'était pas rare que certains zombies éloignés se fassent tuer sans bouger un cil.
Addictif et beau, Resident Evil : The Mercenaries 3D devra encore prouver qu'il pourra se montrer suffisamment complet pour assurer sur le long terme et convaincre qu'un mode bonus au départ peut se permettre un jeu dédié en toute légitimité. Le mode coopératif en ligne et les personnages disponibles en téléchargement devraient y aider.
Super Street Fighter IV 3D Edition - Tout un Street Fighter dans la poche
Pour continuer avec les jeux Capcom, la version portable de Super Street Fighter IV a, elle aussi, fait une forte impression. A commencer par des graphismes bluffants, encore une fois fort proches des consoles de salon. La 3D n'offre quant à elle pas un intérêt particulier pour un jeu de combat en 2D, ce n'est pas ici qu'il faudra chercher le point fort de cette version. Par contre il pourrait se trouver dans le contenu de la cartouche : trente-cinq personnages présents, trois costumes présents de base, des modes de jeu à profusion tant en solo qu'en multijoueur local ou en ligne ou bien encore le mode spectateur qui permet d'assister à un match sans en prend part. Le jeu sera aussi compatible avec le Street Pass pour déclencher des combats automatiques de figurines lors de la rencontre d'une autre 3DS en mode veille. Au fur et à mesure des combats les figurines gagneront de l'expérience et d'autres se débloqueront pour un total de plus de cinq-cents.
Pour les nouveautés de gameplay, cette version propose une nouvelle vue de trois-quart arrière. Conçue pour profiter au mieux de l'effet 3D, et cela marche, dans les faits elle se retrouve quand même moins évidente à prendre en main que la vue traditionnelle. Il faut remarquer que le choix de la caméra se fait au début et non en cours du match. L'écran du bas propose quant à lui quatre grosses touches prévues pour faciliter la vie des joueurs débutants car elles déclenchent automatiquement des attaques spéciales et combos. Il sera bien entendu possible de les désactiver pour les puristes. Heureusement, vos rencontres en multi ne seront que contre des adversaires avec les mêmes réglages que vous.
SSFIV3DE semble être la parfaite adaptation du titre disponibles sur les consoles HD avec quelques ajouts en supplément. De là à dire qu'il pourrait parfaitement s'y substituer, il y a un pas que je ne franchirai pas. Par contre il remplira totalement son rôle dans les transports, ça c'est déjà une certitude. A noter qu'il s'agissait d'un des rares titres traduits en français sur le salon.
Kid Icarus Uprising - L'ange à l'assaut de la 3D
Kid Icarus ferait presque office d'intrus au milieu de tous les portages et remakes actuellement prévus sur 3DS. Il a été conçu de bout en bout pour la console par Masahiro Sakurai en fondant avec Nintendo le studio Project Sora et cela se ressent directement à l'écran. C'est donc en toute logique qu'il s'agit là d'un des titres les plus intéressants dévoilés ce jour.
Le jeu se découpe en deux phases distinctes, au sol et dans les airs, qui peuvent se succéder à travers un même niveau. Pit, équipé de son arme, se chargera de tirer sur les nombreux ennemis qui arrivent de tous les coins. L'ange est libre de ses mouvements sur la terre ferme, mais avancera automatiquement et rappellera ainsi Sin & Punishment lorsqu'il déploie ses ailes pour s'envoler. On le dirige à l'écran avec le stick analogique, on vise avec le stylet et on tire avec L. On peut faire feu de façon continue ou alors par intermittence pour profiter d'une salve plus puissante. Si le choix se montre efficace en jeu, il ne l'est pas réellement d'un point de vue confort des mains. La console étant assez petite, il n'est pas toujours évident de bien la tenir, encore plus lorsque la main droite et deux doigts de la gauche sont non-stop occupés sur l'action.
Puisqu'il a été totalement pensé pour elle, Kid Icarus Uprising dévoile tout son potentiel en activant la 3D et plus particulièrement en phase de vol où le défilement des jolis décors assure le spectacle. Avoir l'impression que son viseur ne se déplace pas à la surface de l'écran mais réellement dans l'espace est un gros atout, à la fois précis et immersif. Paradoxalement, il montre peut-être là un défaut, ou du moins une limite de conception de la console. On a réellement envie de déplacer le curseur directement et je me suis donc surpris par deux fois tout penaud avec le stylet sur l'écran du haut.
Si je ne devais mettre qu'un petit bémol, ce serait sur la jouabilité des phases au sol à laquelle je n'ai pas réussi à m'habituer en quelques minutes seulement. A vérifier donc si Pit se laissera dompter sur de plus longues sessions de jeu, mais Nintendo tient là son fer de lance de la console... qui ne sera malheureusement pas disponible avant quelques mois.
Nintendogs + Cats - T'as de beaux yeux tu sais
Le premier Nintendogs est l'un des piliers sur lequel Nintendo a bâti le succès de la DS avec des millions d'exemplaires vendus. Il était donc logique de voir arriver une suite sur la 3DS. Celle-ci reprendra tout ce qui a fait le succès de la licence jusqu'à présent et y rajoutera de nouvelles fonctions et, surtout, de nouveaux amis à poils. Les chats font leur apparition et il suffit d'un seul regard des félins remarquablement modélisés et animés pour craquer devant leur bouille attachante.
Parmi les nouveautés annoncées, l'objectif interne de la console permettra aux animaux de suivre votre visage. Ils devraient même apprendre à vous reconnaitre pour venir vous faire de grosses lèches ou au contraire craindre les visages inconnus. L'utilisation du Street Pass devrait être l'autre gros atout de ces nouvelles versions car il permettra d'échanger des données avec d'autres consoles croisées au hasard dans le train. Cerise sur le gâteau, il sera également possible d'utiliser les possibilités en terme de réalité augmentée pour faire apparaître vos animaux dans la vie réelle, même si Nintendo n'a pas encore beaucoup communiqué là-dessus. Moins mis en avant, le Spot Pass servira quant à lui à télécharger de nouveaux accessoires pour vos amis.
Nintendogs + Cats représente l'évolution logique d'une série déjà multi-millionnaire. Si vous étiez déjà allergique au premier épisode il y a peu de chance que cela change, mais vous serez aux anges si vous ne pouvez vivre sans votre animal virtuel.
Mii Maker - Cheese
Pas un jeu, mais un logiciel pré-installé dans chaque 3DS, Mii Maker permettra selon Nintendo de ne plus vous prendre la tête pour créer votre Mii, une petite photo de vous et le tour est réglé. Ou pas. En réalité, le soft nous oblige à rentrer nous mêmes les informations sur la couleur des yeux et le type et la couleur des cheveux. La photo peut alors être prise... après un long chargement. Et le résultat n'est pas à la hauteur des espérances. Je me suis retrouvé par exemple avec un visage rond alors qu'il est en réalité fort allongé et ma barbe n'était pas reconnue. Il est bien entendu possible de procéder à quelques ajustements pour coller de plus près à la réalité. Mais tout ça pour ça ? Il est encore plus rapide de créer votre avatar de toute pièce, voire de le télécharger depuis votre Wii.
Conclusion - Impressions générales
Vous l'aurez compris, la qualité de l'effet 3D ne dépend pas de la console en elle-même, mais plus des équipes de développeurs. Dans le meilleur des cas elle apportera un plus non négligeable en terme de précision et d'immersion, citons Kid Icarus Uprising, réellement impressionnant à l'écran, dans le pire l'envie de repasser au plus vite en mode 2D avant d'attraper mal de crâne avec Super Monkey Ball 3D. Mis à part cela, le produit de Nintendo est bien fini. La 3DS est petite (exactement comme la DSL), légère, le stick tombe bien sous le pouce et est vraiment très agréable à utiliser en plus d'être précis et les écrans sont de très bonne qualité. Le bouton home permet de retourner au menu principal, amélioré depuis la DSi, sans quitter le jeu en cours, même si cette version du firmware ne permettait pas de lancer une autre application en même temps.
Pour ne rien gâcher, certains titres sont réellement impressionnant d'un point de vue graphique et la 3DS est, pour quelques mois, la console portable la plus impressionnante, surpassant la PSP avec un peu d'efforts, voire même les consoles SD sur son petit écran. Reste la question de l'autonomie. Heureusement, il est enfin possible de désactiver le WiFi par un bouton sur la tranche et la 3D se désactive automatiquement si vous n'utilisez pas la console pendant quelques minutes. En n'abusant pas sur l'éclairage et le volume il devrait donc être possible de dépasser les cinq heures maximum annoncées par Nintendo en activant la 3D.