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James Noir's Hollywood Crimes 3D
Noir c'est noir...
Alors que la fin de l’année annonce l’arrivée du prochain volet de la série développée par Level 5, Professeur Layton et la flûte du démon, Ubisoft a décidé de développer sa propre licence sur 3DS avec James Noir’s Hollywood Crimes, un jeu sous forme de polar sombre et inquiétant, prévu dans le courant du mois. Et quel décor plus significatif pour un tel genre artistique que le vieil Hollywood du milieu du XXème siècle, clef de voûte de l’édifice cinématographique ? Nous nous retrouvons donc dans un autre monde, bien loin de la technologie moderne et de toutes les facilités qu’elle engendre, armés uniquement de notre logique et de notre sens de la déduction, afin d'aider le FBI à découvrir la solution d’un mystère au dénouement plus qu’intrigant.
The Incredible Puzzle Master est un jeu télévisé très en vogue dans les années soixante dans lequel vous devez résoudre un certain quota d’énigmes afin de remporter la mise. Vous décidez de vous y inscrire et, après avoir passé avec brio le premier mystère – pourtant censé départager de nombreux candidats de part sa difficulté – vous gravissez peu à peu les échelons vers la gloire et la fortune. Mais alors que vous brillez devant un public en délire, un agent du FBI, dont le visage ne vous est pas étranger, vient vous faire redescendre sur Terre en vous annonçant que, derrière le plateau du jeu, se déroule une histoire morbide et inquiétante, dans laquelle vous allez rapidement devoir jouer un rôle primordial. Un tueur en série se cache ainsi parmi les membres du jeu télévisé et vous serez sans doute sa prochaine cible. Au regard de votre esprit de déduction et de votre aisance sans égale à résoudre des énigmes d’une complexité pourtant effarante, les autorités ont donc jugé que vous serez la personne de la situation afin d’en découdre avec les différents indices que le meurtrier sème volontairement sur les scènes de crimes.
Le scénario est bien pensé et semble, pour le début, relativement maitrisé. Ubisoft a décidé de nous offrir un jeu plus mature et plus sombre que ne peut l’être un Professeur Layton. L’histoire est relativement simple, même si quelques difficultés surviennent de temps en temps, l’objectif des développeurs étant de faire primer les énigmes sur le scénario. Le joueur n’a ainsi qu’à regarder les différentes cinématiques censées l’amener à résoudre les 150 puzzles du jeu. Rapidement pourtant, cette mise en scène devient quelque peu lassante. Malgré tous les efforts mis en œuvre pour qu’il s’imagine personnage interne du jeu, le joueur se sent parfois passif dans la mesure où ce n’est jamais lui qui oriente l’enquête et parcourt les scènes de crimes à la recherche d’indices. Ce défaut reste cependant mineur et il nous est rappelé que nous sommes bien le héros du jeu : notre nom réapparait souvent et le meurtrier prend un malin plaisir à jouer avec les informations personnelles que nous avons fournies au début. Notons que le scénario diverge quelque peu selon que vous êtes une femme ou un homme, l’agent du FBI tentant quelques approches plus que maladroites avec la gente féminine.
Les développeurs ont choisi, pour les graphismes, de filmer des personnages réels et d’en faire des protagonistes du jeu, l’objectif étant de détonner avec l’univers naïf et enfantin de Professeur Layton. Le rendu laisse alors grandement à désirer : le présentateur du show est inexpressif, même lorsqu’il s’étonne ou s’exclame, le décalage entre le son et l’image est particulièrement dérangeant et les décors ne sont pas dignes d’un jeu du XXIdième siècle ; il y a du crénelage et le rendu en 3D fait réellement mal aux yeux à chaque mouvement de caméra. C’est sans parler du public qui ressemble vaguement à un jeu de Qui est-ce ? dans la mesure où les spectateurs ne sont que de vulgaires morceaux de plastiques inamovibles. Le concept de départ était pourtant alléchant : l’idée de présenter un jeu des plus kitsch, avec Monique dans le rôle de Victoria de La roue de la fortune, était amusante et, si les graphismes du décor avaient été un peu mieux soignés, l’originalité de ce concept aurait pu être à applaudir. Ce n’est malheureusement pas le cas.
Quant à la 3D, certains d'entre nous l’ont demandé : « à quoi sert-elle ? ». C’est sans doute le point le plus critiquable du jeu : les développeurs ont précisé avoir exploité ce nouveau bijou au maximum mais au final, on s’en passe très facilement et elle devient même parfois dérangeante pour résoudre certaines énigmes. Le jeu demande quand même un minimum de concentration et si, dès que l’on bouge un peu trop la console, l’image part en vrille à cause de la 3D, il devient rapidement très agaçant de résoudre les casse-têtes et on a vite fait de mettre l’image en 2D.
Pour ce qui est des énigmes, la démonstration nous laisse sur une impression assez mitigée. Les deux premiers chapitres offrent des casse-têtes d’une simplicité effarante, ce qui ne satisfait en rien notre soif de dépassement personnel et détonne grandement avec l’univers noir du scénario, tant et si bien que l’on peine à deviner quelle catégorie de la population est visée par le jeu. La difficulté monte cependant quelque peu en grades au fil des chapitres – qui sont au nombre de cinq – et certains mystères amènent parfois à de belles prises de tête, annonçant, on l’espère, une complexité un peu plus poussée pour la deuxième partie du jeu. Quand bien même, nous ne resterons jamais bloqués sur une énigme, d’une part, grâce aux indices du menu déroulant et, d’autre part, grâce à la possibilité de passer outre un mystère que nous ne parvenons pas à résoudre. Autant le dire, ce n’est vraiment pas dans ce jeu que les férus de défis et de difficulté apaiseront leur désir de surpassement…
Guidés par des indications se trouvant dans le menu déroulant de droite, on se retrouvera donc à résoudre quelques problèmes mathématiques mais surtout, beaucoup de casse-têtes exigeant patience, observation et logique. Grâce au stylet, et par le système de point and click, il vous sera demandé de déplacer des objets, de résoudre des équations ou de sélectionner la bonne réponse parmi un choix de solutions. Lors de l’enquête, les énigmes se confondent généralement avec les éléments du décor, ce qui donne un rendu vraiment intéressant. A l’inverse, le jeu télévisé auquel vous participez à chaque début de chapitre ne sert que de prétexte, de fourre tout à énigmes sans aucun rapport avec l’histoire, ce qui, cette fois-ci, constitue un point plutôt négatif.
Pour finir, à la différence de Professeur Layton, l’écran supérieur ne sert pas à afficher les énigmes mais devient un écran interactif qui évolue de manière astucieuse au fur et à mesure que nous perçons le mystère. Autre point positif, les énigmes sont originales et bien recherchées, les innovations sont assez nombreuses et on sort du cadre 2D omniprésent dans Professeur Layton. Il est souvent demandé de naviguer, grâce au joystick, dans des décors en 3D afin de découvrir des éléments cachés dans les scènes de crimes, les développeurs jouant énormément sur les mouvements de caméra. Le rendu est alors intéressant et cette utilisation de la caméra donne un aspect plus réaliste au jeu et le rapproche un peu plus de l’esprit mature inspiré par le polar. A cela s’ajoute une bande-son modeste mais d’une manière générale en cohérence avec le genre souhaité.
Si le trailer de James Noir Hollywood Crimes semblait annoncer un jeu assez convainquant et singulier, c’est finalement par un scénario qui peine à démarrer, des graphismes pauvres – voire bâclés – mais, fort heureusement par des casse-têtes plutôt originaux et un gameplay renouvelé que la licence va se détacher d’un quelconque autre jeu d’énigmes. Le soft semble en outre s’améliorer presque à tous points de vue au fur et à mesure que l’on avance dans l’enquête mais les premières heures ne sont vraiment pas captivantes et nous ont réellement laissés sur notre faim. Un départ assez décevant pour un scénario qui s’annonçait intéressant mais qui pourrait, on l’espère, se rattraper au fil des énigmes ou, le cas échéant, poser des bases solides pour d’éventuels futurs essais.
James Noir's Hollywood Crimes 3D - Trailer E3 2011
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Je ne connaissais pas du tout ce jeu et je vois que je n'aurais presque rien manqué à ne pas le connaître
Les défauts sont trop majeurs pour moi. Très bonne preview, sinon !
Vivement Professeur Layton
il y a 7 mois -
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Dans ta preview, tu dis que la sortie du soft est prévue pour le courant du mois, mais sur la fiche à droite de la page de ta preview, il est indiqué le 24 novembre...
Sinon, bon boulot!
il y a 7 mois -
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C'est en lisant des articles comme celui-là que je me dis que CING va terriblement me manquer...il y a 7 mois