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Castlevania : Order of Ecclesia

Castlevania : Order of Ecclesia

Avec un troisième Castlevania sur Nintendo DS, après deux épisodes bien accueillis, Konami avait fort à faire, car innover dans la continuité est un numéro d’équilibriste. Castlevania : Dawn of Sorrow avait posé les bases de cette licence sur la console portable de Nintendo. Castlevania : Portrait of Ruin dépassait en tout point son ainé, mais de très grandes similitudes, que ce soit à propos du bestiaire ennemi ou du château, pouvaient faire craindre aux fans que la série ne se renouvelle plus sur DS. L’équation est simple à poser, mais la réponse est plus difficile à trouver : comment Iga, père des Castlevania, peut-il surprendre les joueurs dans Order of Ecclesia, tout en s’appuyant sur les bases déjà existantes ?


Echange Belmont contre Shanoa

Certaines personnes ont de sales manies. Prenez Dracula par exemple, il a cette mauvaise habitude de ressusciter alors que l’on a eu toutes les peines du monde à le vaincre. Les Belmont, chasseurs de vampires de père en fils, l’envoyèrent au royaume des morts à l’aide de leur fouet sacré. Mais heureusement pour nous, joueurs, il prend un malin plaisir à revenir hanter nos consoles.

Déjà absents depuis bien longtemps, les Belmont ne seront toujours pas de la partie dans cet épisode, après avoir disparu dans des conditions inconnues. Toujours est-il que le danger que représentait le comte Dracula persiste toujours et qu’il faut bien compenser la disparition de ces fameux chasseurs. Pour cela, des ordres virent le jour, dont celui d’Ecclesia. Leur but est désormais de créer une arme capable de renvoyer dans son cercueil le plus célèbre des vampires. L’ordre d’Ecclesia croit bien avoir enfin développé une telle arme, appelée Dominus. Alors que Shanoa doit en hériter, un autre disciple de l’ordre, Albus, persuadé d’être le seul digne de la porter cette arme, s’en empare. Commence une traque pour récupérer l’arme volée.


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Glyphes : Mode d’emploi


Une des singularités du titre est l’absence d’armes telles que nous les connaissions. Fini le maître d’armes que l’on devait payer pour occire des ennemis toujours plus forts. L’héritière du Dominus a, sur son dos dévêtu, un tatouage qui lui permet d’absorber des glyphes. Qu’est qu’un glyphe ? Un symbole représentant en quelque sorte l’âme d’une arme. En l’absorbant, Shanoa se l’accapare et peut l’utiliser à sa guise. A partir du seizième glyphe identique capturé celui-ci devient plus puissant.

Il y a plusieurs façons de les trouver. Ils sont parfois cachés dans des statues. En les brisant, le symbole apparaît et le joueur peut donc tout naturellement se l’approprier. En tuant certains ennemis, ceux-ci en laissent parfois un. Ainsi, on hérite de cette manière de l’arme de l’ennemi. Attention cependant, certains adversaires invoquent des glyphes pour jeter un sort. Si le joueur est assez rapide, il peut le prendre avant que ce sortilège soit jeté. Certains boss notamment ont des incantations bien puissantes. A vous d’être assez attentif pour les voler. Car une fois le boss tué, il ne sera plus possible d’acquérir son symbole. Enfin, certains se trouvent dans des pièces regorgeant d’ennemis et de pièges, les armes correspondant à ces symboles sont en général plus puissantes que la moyenne.

Tout le gameplay est centré sur ces glyphes. Shanoa peut en porter jusqu’à trois en même temps. Deux pour l’attaque tandis que le troisième servira de soutien. Ceux d’attaque seront attribués aux boutons X et Y, alors que celui de soutien sera utilisable via le bouton R. Choisir les bonnes armes selon la situation est important et cela pour plusieurs raisons. D’une part les ennemis ont certaines faiblesses à exploiter. Ainsi donc, un ennemi peut très bien être résistant à une arme classique, quand bien même elle est puissante, mais peut être vulnérable à une attaque de type feu. Aux joueurs de découvrir forces et faiblesses de l’opposant. D'autre part, il est possible d’effectuer une coup surpuissant avec les deux glyphes d’attaque pour plus de dégâts. Par exemple, un glyphe d’épée associé à un de feu créera une épée géante enflammée. Un glyphe d’ombre et un de lumière donneront naissance à une espèce de nova.

Bien entendu, il est impossible d’utiliser ces combinaisons à tout-va. En dessous de la barre de vie, se trouve une barre de force. Plus on attaque, plus elle se vide. Une fois à zéro, les coups donnés se font plus espacés et l’on doit attendre quelques instants pour qu’elle se régénère. Surtout, à gauche de cette barre de force, se trouve un compteur de cœurs. L’utilisation d’attaques combinées vide ce compteur dernier. Plus les attaques sont puissantes, plus la consommation de ces cœurs est importante.

Concernant le glyphe de soutien, il permet par exemple : d’invoquer un ennemi qui se bat à nos côtés, comme une chauve-souris ou une araignée; d'avoir une nouvelle capacité permettant de voler ou traverser certains murs; ou encore de se transformer, en femme chatte par exemple, ce qui est idéal pour noyer les ennemis sous des attaques répétées. L’une des dernières utilisations correspond à l'augmentation de capacités temporaires. Si l’on se trouve face à un boss très puissant, on pourra ainsi accroitre temporairement sa défense.


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Il n’y a pas que les châteaux dans la vie

Puisque que l’aventure ne débute pas dans le château, la course poursuite engagée avec Albus donne l’occasion au joueur de traverser des endroits bien différents de ce que l’on a l’habitude de voir dans les Castlevania. Les environnements extérieurs ont la part belle dans cet épisode et permettent de voir le saut graphique effectué par Konami. Les décors, réalisés sur plusieurs plans, sont pour la plupart au moins deux crans au-dessus de ceux de Portrait of Ruin. Les ennemis bénéficient également d’un soin tout particulier, les rendant pour certains plus glauques que jamais.

Si les décors sont magnifiques et l’ambiance des plus sombres avec ses brouillards et ses ennemis toujours plus effayants les uns que les autres, la bande-son doit être également mentionnée puisqu’elle elle participe et même renforce l’atmosphère du jeu. Les musiques sont les plus belles entendues depuis Symphony of Night. De plus, côté quêtes annexes, des coffres cachés devront être trouvés pour débloquer des morceaux tirés des opus précédents.

Revers de la médaille, cette multiplication de lieux rend le jeu plus dirigiste. A chaque fois qu’Albus nous file entre les mains, il faut enchaîner un niveau imposé. Bien sûr, il est impossible de finir, au départ, chaque niveau à cent pour cent puisque certains pouvoirs et attributs nous font défaut lorsque l'on débute l'aventure. Il sera donc fortement conseillé de les refaire pour découvrir coffres cachés et autres glyphes puissants.


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Certains niveaux ont de quoi décontenancer les joueurs, tant ils sont courts. Ils font plutôt offices d’intermèdes entre deux stages plus conséquents. A titre d’exemple, les marais d’Argila, ridiculement court, est plus une liaison entre la colline des oubliés et le manoir mystérieux. Cependant, il n’y a pas d’inquiétudes à avoir, puisqu’il y a quatorze niveaux à terminer avant d’accéder au manoir du terrible Dracula. Celui-ci, extrêmement long, est approximativement équivalent en taille à tous les autres réunis. Dernière chose qui peut déconcerter le joueur, certains endroits commencent avec un boss à abattre.

Parlons-en de ces boss. Tout comme les ennemis, un soin tout particulier a été apporté au niveau de leurs finitions. De tailles et de natures différentes, ils sont pour certains difficiles à battre et il faudra d’une part trouver contre quelles armes ils sont vulnérables et d’autre part bien mémoriser leurs coups pour mieux anticiper leurs mouvements. Certains, comme le Brachyura ou le passe-murailles, demanderont aussi un peu de réflexion pour pouvoir en venir à bout.

Autre nouveauté dans le jeu : l’apparition d’un village, nommé Wygol, dénué de villageois. Il vous faudra délivrer ces derniers de leur captivité. Pas débrouillards pour un sous, ils auront même le culot, alors qu’on les a déjà libérés, de nous demander des services, faisant office de quêtes annexes. Cela nous force à faire et refaire les niveaux déjà terminés de fond en comble. Mais surtout, une quête réussie permettra de recevoir une offrande de la part des villageois. Chacun d’entre eux joue un rôle spécial ayant un lien direct avec le cadeau offert. Par exemple, en réussissant une mission donnée par l’armurier, on pourra acheter une armure plus puissante. Cette place qu’occupe Wygol dans le jeu n’est pas sans rappeler Castlevania II : Simon’s Quest sorti sur NES.


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Tout rentre dans l’ordre avec Shanoa

En fin de compte, ce Castlevania, comme ses prédécesseurs, est extrêmement agréable à jouer. Il donne envie de découvrir de nouveaux paysages, de nouveaux ennemis et surtout d’attraper des glyphes plus puissants les uns que les autres. Essayer les combinaisons entre glyphes est aussi plaisant. Order of Ecclesia a su s’appuyer sur les bases des deux premiers opus, sans se reposer sur ses lauriers, mais tout en apportant sa dose d’originalité. Si Portrait of Ruin mettait en avant la combinaison entre deux personnages jouables, à savoir Jonathan Morris et Charlotte Aulin, on retiendra cet épisode pour la richesse de ses décors et surtout pour la gestion des armes, bien plus profonde qu’auparavant.

Bien sûr, on aurait aimé un jeu un poil moins dirigiste et plus d’énigmes. Car si celles-ci sont bien présentes comme à l’accoutumée, elles sont en revanche bien moins nombreuses et peut-être plus faciles. C’est le prix à payer pour la diversité. Si Avant on se plaisait à se perdre dans le château géant du comte Dracula, pour mieux découvrir ses salles cachées. Désormais, avec des niveaux plus courts, il est bien plus facile de déceler les endroits susceptibles de renfermer un secret.


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Gameplay
8 / 10
Chaque Castlevania est un modèle dans son genre et celui-ci ne déroge pas à la règle. Un temps d’adaptation sera nécessaire pour s’habituer aux différents glyphes, mais découvrir chaque combinaison fait partie de l’intérêt du jeu.
Graphismes
9 / 10
Dépassant sur ce point outrageusement ses prédécesseurs sur DS, on ne peut qu’admirer le soin particulier apporté aux ennemis et aux décors. Que ce soit au niveau du multiscrolling, des effets de brouillard, tout participe à ce sentiment de danger permanent rôdant autour de Shanoa.
Bande-Son
9 / 10
L’une des plus belles de la série pourtant déjà longue. Elle renforce l’atmosphère du jeu évoqué un peu plus haut.
Durée de vie
8 / 10
Peut-être la petite faiblesse par rapport aux deux autres versions sur DS. Le retour des niveaux accentue le dirigisme et même si les boss sont plus difficiles à battre, la durée de vie est plus courte. Cependant, les quêtes des villageois et les nouveaux modes débloqués une fois le jeu fini donne à cet épisode une durée de vie des plus honorables.
Note finale
8 / 10
Deux années ont été nécessaires depuis Portrait of Ruin pour sortir ce jeu, et l’on comprend pourquoi une fois le titre en main. Le pari était osé avec ce changement radical, mais l’apparition de Shanoa et des glyphes collent très bien à l’esprit du jeu. Une fois ce titre terminé, comme chaque opus sur DS, on se demande ce que Konami nous réserve pour le suivant. Ne reste plus qu’à espérer et spéculer sur un quatrième épisode sur la portable de Nintendo.
Test de Castlevania : Order of Ecclesia
Par mercredi 10 décembre 2008 à 17h24
  • joli test, qui donne envie de se procurer ce nouveau Castelvania.

    Visiblement c'est le changement dans la continuité...

    Je suis pas sur d'avoir bien compris le principe des Glyphes, mais je verrais ça par moi même d'ici peu je crois ;)


    Merci!
    il y a 3 années
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  • En gros le principe des glyphe est pompé du principe des âmes dans Dawn of Sorrow. Mais surexploité au point que les armes proprement dites ont été retirées du jeu.
    il y a 3 années
  • Bon test pour un bon jeu que je comptais demander à Noël. ^^
    Bravo en tout cas!
    il y a 3 années
  • Sympa le test

    bah le système de glyphe est bien pensé, et le fait que les armes ne soient pas "physiques" ne dérange en rien ! Et le fait d'avoir une arme dans chaque main est excellent, pour moi mieux fait que dans Symphony of the Night, vu qu'on alterne très facilement entre les deux mains pour attaquer plus rapidement. Et les glyphes permettent d'avoir des possibilités bien intéressante en combinant ceux ci

    Et précision, le système des âmes date déjà de Aria of Sorrow sur GBA, logique vu que le héros est le même.

    En tout cas je le conseille vivement l'ayant terminé ;)
    il y a 3 années
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  • Super test ! merci ! J'ai un oeil depuis un moment sur cet opus ... J'attends un peu et je me le prendrai en occaz !!! ;)
    il y a 3 années
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  • Haha bien vu Sion, j'ai beau les avoir tous faits j'arrive toujours a confondre DoS avec AoS ^^'
    Mea Culpa ^^"
    il y a 3 années
  • Je le trouve bizarre ce test.

    :emu:
    il y a 3 années
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