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Test de Driver Renegade 3D sur 3DS

Permis de conduire, permis de détruire

Test de Driver Renegade 3D sur 3DS

Pour sa rentrée post-estivale, Ubisoft tente de redonner vie à sa série de course poursuite fétiche tombée en désuétude depuis quelques années en sortant coup sur coup Driver : San Francisco sur consoles HD et Driver : Renegade 3D sur 3DS. C'est justement cette dernière version qui nous intéresse et c'est à New York que Tanner, notre policier de choc, fait son retour et défendra la veuve et l'orphelin. Avec une version complètement originale, la firme française nous embarque dans un jeu bien différent d'un Ridge Racer 3D ou Asphalt 3D dans la mesure où il n'est ici nullement question d’un jeu de course classique mais de poursuites, filatures, tamponnages et tôles froissées qui primeront sur le reste.


Tanner, le flic vénère

Dans la vie, il y a deux types de policiers, ceux qui jouent aux gentils et ceux qui creusent jouent aux méchants. John Tanner fait indubitablement partie de cette dernière catégorie. Son langage fleuri et son débit de gros mots en attestent et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça tranche avec les productions habituelles sur consoles Nintendo. Comme il faut bien une raison pour tout détruire dans les rues de New-York, Ubisoft nous a pondu un scénario bien basique. Tanner, ex policier, sauve le sénateur Ballard de la griffe de brigands qui tentent de le passer à tabac en utilisant la manière forte. Cette manière peu orthodoxe plaît au sénateur qui lui propose de nettoyer la ville de ses criminels. Chaque dérapage de notre justicier solitaire sera couvert par Ballard. Ainsi, Tanner, qui vient de quitter ses fonctions officielles, reprend du service d’une manière plus officieuse et surtout avec une garantie d’impunité.

 

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On regrettera la modélisation pauvre de la ville, les lieux emblématiques ne sont pas présents, pas de Statue de la Liberté, pas de tours de folie, non, juste des rues bien grises et tristounettes. Franchement, la grosse pomme semble bien morte, et l'absence de piétons renforce cette impression. Plus globalement l’ensemble est fade et triste.

C'est donc dans cette ville bien fade que vous devrez chasser cinq gros barrons, du proxénète au méchant trader, en passant par le trafiquant d'armes. Chaque personnage est un concentré de clichés, si bien que les deux trois twists dans l'histoire sont visibles deux heures à l'avance. Le mode histoire se déroule en vingt chapitres, introduits par une mise en scène façon BD où l'on écoute une salve d'insanités proférées par Tanner. Gros hic, chaque niveau ne dure que trois à cinq minutes, et cela, même en mode difficile. On a franchement l'impression que ce mode a été fait à la dernière minute.

Les missions, répétitives, peuvent en gros se diviser en deux types. La première est la mission de destruction où il faudra détruire toutes les voitures de criminels en les tamponnant. Il y a également la poursuite, il ne faut pas perdre la cible de vue tout en résistant aux assauts d’ennemis qui tentent de détruire notre voiture. Le joueur est restreint dans ses choix, par exemple, il est impossible de choisir sa voiture dans le mode histoire. Il ne sera également pas permis de changer d’angle de vue, seule la vue à la troisième personne est disponible. Aussi, contrairement à un Driv3r ou un GTA, il sera impossible de sortir de la voiture.


Pied au plancher et droit dans le mur

C'est en arpentant les rues de la ville en voiture que Tanner coincera les pires brigands. Enfin, ça c'est la théorie car on a vraiment l'impression de conduire une savonnette, si bien qu'à chaque virage, le joueur risque de faire un remake d'Ayrton Senna. Point de vue maniabilité, on a vu mieux. Malheureusement la sensation de vitesse est inexistante. Le jeu possède un système de boost appelé « rage » et on se demande honnêtement où réside son utilité, car il ne permet ni de distancer nos poursuivants, ni de rattraper les cibles. Ce simple fait devrait rendre le jeu impossible à terminer, mais sa trop grande facilité permet de surmonter cet écueil, même si les dernières missions donnent l'impression d'incarner une bille de flipper, tant les tamponnages avec les nombreux poursuivants rendent les missions indigestes.

 

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La maniabilité ne révolutionnera pas le genre. Un bouton pour accélérer, un pour le boost, un pour le frein et enfin un autre pour le frein à main. Il est également possible d'effectuer des charges latérales avec les gâchettes L et R pour faire de la place sur la route et détruire les voitures adverses de côté. Les fonctions tactiles de la 3DS ne sont pas utilisées, l’écran inférieur ne servant qu’à montrer la carte de la ville.


Un jeu mal fini


En résumé, nous avons un jeu qui se termine en un gros week-end avec une maniabilité agaçante. Curieusement, c'est un mode secondaire, appelé carrière, qui relève un peu le jeu. Dans celui-ci, il sera question de courses en ville avec des challenges comme détruire tous les opposants ou terminer dans les premiers, bref, rien de transcendant. On gagnera des bolides soit en terminant les missions de l'histoire en difficile, soit en terminant les courses précédentes. Une cinquantaine de voitures sont à collectionner car contrairement au mode histoire, il est ici possible de choisir au préalable son bolide.

 

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Chaque voiture débloquée a ses statistiques : vitesse, accélération, adhérence et armure. Mais aucune n'est agréable à conduire à cause du gros défaut cité au-dessus. Point positif, il sera possible de choisir sa musique parmi une liste bien garnie, alliant rock, techno et funk. Cette option est bien appréciable, car en mode histoire, le joueur se contentera des insultes et autres mots doux de Tanner.

Le manque de finition de ce mode est également flagrant. S’il est normal de faire des courses entre amis, Driver : Renegade 3D ne propose que des sessions en solo. Quant au StreetPass, il ne permet que le téléchargement de records de temps, il aurait été appréciable de permettre l'échange de fantômes pour améliorer les temps, il faut croire que c'est trop demander. D'un point de vue général, il est rageant de voir un jeu aussi incomplet alors que Driver : San Francisco est une très bonne surprise.

Note finale
4 / 10
A croire que les développeurs n'ont pas eu le temps de finir le jeu, que ce soit le mode histoire ou le mode carrière, le manque de finition est flagrant et la trop grande facilité rend absent tout challenge. Pour achever le tout, l'aspect savonnette (l'inertie donc) des voitures enlève le plaisir de la conduite. Alors que reste-t-il à ce titre ? Une réalisation passable, un lot de blagues vulgaires de Tanner. Bref, la 3DS attendra encore pour accueillir un jeu à niveau ouvert digne de ce nom.
On a aimé
  • Quelques musiques sympas
  • L'environnement ouvert
On n'a pas aimé
  • La maniabilité
  • La modélisation de la ville
  • L'absence de difficulté
  • L'absence d'un mode multi
On s'en tape
  • La conduite, c'est pas mon truc
Test de Driver Renegade 3D
Par samedi 1 octobre 2011 à 18h04
  • J'ai bien fait de ne pas l'avoir acheter. En même temps, je me douter qu'il serais pas terrible, et je ne l'ai pas prit sur wii non plus.
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